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20 ans après : la bande originale de San Sebastian, sans une ride

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elefant-records:

ELEFANT RECORDS: 25th Anniversary [1989-2014]
25 years with Elefant Records #25Anniversary #Elefant25

Las 2 primeras referencias de las ediciones especiales de nuestro 25 aniversario son: el Homenaje a Family “Un soplo En El Corazón De Elefant” [CD/LP Vinilo] / FAMILY “Un Soplo En El Corazón” en vinilo. Ya en PRE-VENTA en nuestra web. Fecha de salida Marzo 2014. + INFO: http://bit.ly/1fpXVFJ 

The first two items from our 25th anniversary special releases are: Homenaje a Family “Un soplo En El Corazón De Elefant” [CD/LP] / FAMILY “Un Soplo En El Corazón” [LP]. Available for pre-order on our website. Release date March 2014. + INFO: http://bit.ly/1cyXQif

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 elefant records  donosti  family  madrid 
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FAMILY
Un Soplo En El Corazón 
– Elefant Records –

En Angleterre, ce fut la folie Madchester. En France, la french touch. Et en Espagne, le Donosti Sound. Méconnu hors de ses frontières mais fomenteur de nombre de vocations de l’autre côté des Pyrénées, ce son de Donostia (nom en langue Basque de San Sebastian) était à l’image de sa ville d’origine : élégant, romanesque, d’un charme un tantinet suranné, d’une indicible mélancolie.

Il est souvent fait état de l’influence d’un lieu, d’un environnement, sur les œuvres d’un artiste. Dans l’imaginaire collectif, The Velvet Underground est depuis belle lurette indissociable de New York et le MC5, de Detroit. Tout comme Nirvana l’est de Seattle, ou New Order, de Manchester. Au début des années 90, basées à une quarantaine de kilomètres de la frontière française, enivrées par l’iode et inspirées par la magnifique baie de la Concha, trois formations ont presque au même moment réalisé leur premier album. Le Mans, La Buena Vida et Family, donc, centre d’intérêt d’une chronique que l’on rêve en panégyrique. Trois groupes aux mêmes aspirations (seule compte la chanson), aux ambitions mesurées (se faire plaisir pour mieux faire plaisir), aux relations quasi incestueuses. Si les premiers se sont volontairement désintégrés en 1999 et que les seconds ont fini – à la stupéfaction générale – par chambouler les donnes des charts de la péninsule, les troisièmes ont choisi de disparaître aussitôt leur œuvre inaugurale publiée. Un peu comme si Javier Aramburu et Iñaki Gametxogoikoetexea savaient qu’ils ne leur serviraient à rien d’essayer de donner une suite à un disque pour lequel l’expression “coup d’essai, coup de maître” aurait très bien pu être inventé, et qu’ils peaufinaient en fait sous d’autres identités et avec des approches différentes (l’une ouvertement dédiée à l’acoustique, l’autre sous exclusive emprise électronique) depuis plusieurs années.

Ainsi baptisé d’après le film de Louis Malle de 1971, Le Souffle Au Cœur, ce disque va célébrer le mariage de ces deux directions à un moment envisagées. Il voit initialement le jour en 1993, alors que l’Espagne se reconstruit un réseau indépendant et qu’émergent un peu partout activistes, journalistes, musiciens et/ou passionnés pour donner naissance à une effervescence qui débouchera, entre autres, sur la création du désormais fameux festival de Benicassim. Le duo de San Sebastian, lui, ne goûtera jamais à toute cette agitation. Par choix. Par philosophie, se risquerait-on même à affirmer. Calculateur ou non, il se refusera ainsi à donner la moindre interview, ne se produira jamais sur scène et ne dévoilera en tout et pour tout qu’une seule photo, d’un noir et blanc un peu passé, comme s’il désirait renforcer une aura de mystère autour de ce projet peu banal. Car, chez nos voisins, ce groupe à la discographie unique est devenu culte, n’a cessé de susciter une admiration sans bornes.

Auprès de ses descendants ou de simples mélomanes, qui ont eu la chance de tomber, par hasard ou après maintes recherches, sur cet obscur objet du désir, réédité aujourd’hui pratiquement à l’identique (si l’on excepte un changement d’emballage) pour commémorer le dixième anniversaire de sa sortie. Une réédition en forme de canonisation tant ces quatorze chansons n’ont pas pris une ride, tant elles continuent d’étonner, de fasciner par ce mélange inopiné de naïveté (impression renforcée par l’usage de la langue de Cervantés, étonnamment parfaite dans un écrin pop) et de talent inné.

En quelque trente minutes, ce duo surdoué réussit le pari, annoncé mais jamais vraiment concrétisé, d’Electronic : accorder la fluidité des Smiths et l’implacabilité de New Order. Si Como Un Aviador aurait pu être l’un des trois angles de l’éternel Bizarre Love Triangle, La Noche Inventada et Yo Te Perdí Una Tarde De Abril sont bel et bien taillées sur mesure pour le Johnny Marr des grands soirs. Et des petits matins. Entre trouvailles juvéniles (le Melodica jouet du délicat Nadadora) et ambiances débonnaires (El Bello Verano, hymne miniature pour un été sans fin), arrangements décalés (la fausse trompette de Portugal, le xylophone de Viaje A Los Sueños Polares) et clins d’œil à quelques autres esthètes de la pop teintée d’électronique (Saint Etienne et les Pet Shop Boys en tête), Un Soplo…s’égrène ainsi sans anicroche. Romantique mais jamais toc, inspiré, il n’a de cesse de faire retenir son souffle à l’auditeur, estomaqué par ce parfait petit chef d’œuvre mélodique, sans doute enregistré avec trois bouts de ficelles mais transcendé par une intelligence et un savoir-faire de tous les instants. Et puisque ce disque semble promis à demeurer orphelin, raison de plus pour lui ouvrir grandes les portes de votre discothèque. Coup de cœur assuré.

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Thee Brandy Hips chantent In My Room – et on peut commander leur deuxième album par ICI

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THEE BRANDY HIPS chantent Hummingbird (album We Are Love, 2008)

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