Il a fait signer Madonna sur Sire Records – et produit Everybody. Il a aussi produit/remixé Quando Quango ou Marcel King sur Factory Records. Il enseignait au Mexique. Il me semble avoir passé un jour des disques à la même soirée que lui. C’était à Paris, au début des années 2000. Je crois que nous avions parlé de New Order. Il est décédé le 15 février 2013, d’une crise cardiaque.
Factory Records 1978 - 1982 Postcard Set (2)
via cerysmatic
FIXE: \ˈmyü-zik\ →
CAESAR: THE WAKE
Scottish band The Wake have consistently created some of the most lush and literate pop music of the past three decades. Working as an integral part of two legendary British scenes surrounding the Factory and Sarah labels, they have often approached but ultimately evaded…
The Wake- Here Comes Everybody
(Source: presscolor)
new order the wake factory another era…
oh
FAC8
FACTORY EGG TIMER
Description: The Egg timer looks like a four bar abacus, seven beads to the row, final five blood soaked lint. Only one peototype was made by Linder, singer of “Ludus”
The Wake chante Here Comes Everybody sur la scène de la Haçienda – 1983 [oui, avec du Bobby Gillespie dedans]
Une introduction à Sarah Records
On vous l’a assez répété… Le seul impact de la fameuse révolution punk a été structurel. L’apologie du principe du do it yourself ouvrant les yeux et les horizons, nombre de mélomanes comprennent alors qu’ils peuvent eux-mêmes devenir acteurs de premier plan et passeurs définitifs. Sans pourtant être musiciens. En Grande-Bretagne en particulier, les années qui suivent les exactions des Sex Pistols et consort voient proliférer des fanzines et ces fameuses structures indépendantes.
Alors qu’entre 1976 et 1977, les fers de lance du mouvement trouvent refuge sur les majors (l’argent n’a pas d’odeur, dit-on), des jeunes gens placent leur énergie, leur appétit, leurs idées dans des entreprises émancipées. Des exemples ? En Irlande, Good Vibrations mise sur les mal-aimés Undertones. À Édinbourg, Bob Last fonde Fast Product pour accueillir dans la foulée The Mekons, The Human League, Gang Of Four et Scars – sacré carré. Et les exemples de se suivre sans forcément se ressembler, même si l’Ambition (dans le sens Vic Godard du terme) reste identique.
Mais tous comprennent vite qu’ils doivent assembler leurs (maigres) forces. À Manchester, New Hormones sort le premier 45 tours des Buzzcocks, avant d’abriter les inclassables Ludus de Linder Sterling. Factory s’amuse avec les théories situationnistes, tout en dénichant Joy Division et The Durutti Column. Pas très loin, Zoo Records ouvre ses portes à des pensionnaires racés (Teardrop Explodes, Echo & The Bunnymen, puis The Wild Swans…), alors que la capitale compte bien tenir son rang, aidés en cela par le pragmatique Rough Trade, l’éclectique Cherry Red, l’esthétique 4AD ou l’électronique Mute.
Ils sont pléthore, ces labels à la durée de vie indéterminée au moment de leur naissance. Mais deux structures vont frapper plus particulièrement l’imaginaire. L’une est née au crépuscule des seventies, à Glasgow, sous l’impulsion d’un garçon chic, Alan Horne, mélomane obsessionnel, autant épris de punk que de soul, de nouvelle vague que de littérature classique, et qui trouve en Orange Juice et son leader Edwyn Collins le groupe capable de cristalliser ses appétences. Malgré une existence météorique (deux années, onze références), Postcard et son catalogue parfait (il faut ajouter Josef K, The Go-Betweens ou Aztec Camera…) continuent encore de compter ses rejetons – n’est-ce pas Franz Ferdinand ?
Tout aussi Écossais est Alan McGee. Mais cet ancien employé des chemins de fer réside à Londres lorsque, après avoir organisé des soirées et édité un fanzine, il crée son label : Creation sera son nom, en l’honneur de la formation sixties. Multiple sera son action. Car le jeune homme est aussi musicien (Biff Bang Pow!) et manager (The Jesus And Mary Chain). Plus que tout autre encore, ces deux entreprises au destin divergeant vont symboliser la quintessence de ce qu’on a appelé l’indie pop, en métamorphosant leurs criantes faiblesses originelles en forces infaillibles, érigeant paupérisme et amateurisme en qualités premières.
À partir du mitan des années 80, cette scène parallèle va connaître un essor d’une ampleur insoupçonnée. Des États-Unis ou d’Australie, bientôt d’Allemagne, d’Espagne et de France, une ribambelle de structures, de groupes parlent un même langage. Mais parmi eux, un seul réunit vraiment tous les ingrédients pour faire croire que le miracle David contre Goliath est à nouveau possible.
En 1987, quand Matt Haynes (agitateur notoire, auteur du fanzine génial Are You Scared To Get Happpy?) et Clare Wadd (mélomane elle aussi active) s’accouplent pour donner naissance à Sarah Records, personne ne peut se douter de son futur pouvoir de séduction. Avec son graphisme gauche à la naïveté confondante, ses pochettes plastiques, ses manifestes photocopiés, cette structure intimement liée à sa ville d’origine (Bristol) finit par déclencher chez beaucoup les premiers émois, et par faire naître chez d’autres des vocations. Irréprochable jusque dans son suicide de l’été 1995, Sarah va devenir l’épicentre d’un mouvement underground dont les ramifications multiples et la dimension internationale estomaquent encore aujourd’hui. D’autant que son influence, par l’entremise de ses signatures phares (The Field Mice en tête, The Orchids, The Wake ou The Sea Urchins sur les talons), est toujours prégnante.
Et si l’époque et les moyens ont changé, c’est bien ce même esprit qui anime certains blogs, certains labels, certains groupes. C’est bien la même envie irrépressible de faire partager une émotion définitive et virginale. C’est toujours la même histoire : on fonce et on verra après.
Stockholm Monsters chante Partyline
1 note
