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“Entre le Spiderland de Slint et le Splendour of Fear de Felt” (in magic mushroom #6 – autumn 1993).

[Vint-et-un ans plus tard, je confirme, en fait]

 codeine  loss leader  the white birch  sub pop  felt  slint 
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De Martin Duffy, je garde ce souvenir très précis. 7 octobre 1989 – c’était un samedi soir, je crois –, Festival des Inrockuptibles. Depuis plusieurs minutes, The Stone Roses ont quitté la scène de la Cigale – après l’un des concerts les plus drogués auxquels j’ai assisté (les yeux exorbités de Ian Brown, accroupi au bord de la scène, sur l’intro de I Wanna Be Adored : le gars ne savait sans doute pas où il était). La salle s’est vidée, je traîne des pieds, discute avec un ami quand il surgit, titubant, une bouteille de whisky vide à la main : Martin Duffy (on ne l’appelle pas encore simplement Duffy) sourit, sans bien savoir lui non où il est exactement.

Longtemps, j’ai préféré chez Felt la période Cherry Red – même pas majeur (ou à peine), Duffy rejoint le groupe pour le dernier album de ladite période, Ignite The Seven Cannons. Puis, les années Creation ont commencé à prendre le dessus (en vérité, elles terminent ex-aequo, pour ceux qui se poseraient réellement la question), et par la force des choses, l’orgue (ou le piano) de Duffy a rythmé mon quotidien plus que de raison (quoique…). 

Réalisé sur le label du Charlatans en chef Tim Burgess, Assorted Promenades (un titre parfait, ça commence bien) est le premier album solo de Martin Duffy (certes, les faces B des Pictorial Jackson Review et autres Train Above The City annonçaient la couleur), qui entre Felt et aujourd’hui, a continué de boire et s’est couvert de gloire avec Primal Sream.

Sans l’avoir écouté en entier, je me dis déjà que ce disque risque de sonner comme la bande originale parfaite pour accompagner frimas automnaux et hivernaux. Entre deux verres. De whisky ou autre.

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Dans le Rock and Folk de ce mois-ci, j’ai écrit sur Donovan Blanc – dont le premier album paraît chez Captured Tracks. J’en dis à peu près ceci. Mais je crois que ça vaut beaucoup mieux – ils sont rares les disques qui se bonifient écoute après écoute, ces derniers temps.

Sur la photo de presse – en noir et blanc, mais pouvait-il en être autrement ? –, ils portent des frusques à jouer dans le Velvet Underground du premier album, mais ont des têtes à appartenir à celui du troisième LP – cette formation apaisée à la recherche la rédemption. Des indices ? Sans doute.

Le visage pâle et le regard un peu las, Joseph Black et Raymond Schwab ont sacrifié en 2013 leur groupe Honeydrum – auteur d’une pop lo-fi bricolée disséminée sur neuf singles et une compilation… cassette – pour mieux renaître sous le nom trompeur de Donovan Blanc – prononcez Blan-que.

Depuis leur New Jersey natal, ces deux Américains offrent désormais des compositions aux allures de classiques et aux effluves vintage. Dans cette bande-originale quasi-fantasmée pour petits matins apaisés – ou crépuscules rougeoyants, selon l’humeur –, il est souvent question de jeunes femmes au teint qu’on imagine diaphane (elles se prénomment Donna, Traci ou Veronica) et le disque s’impose avec désinvolture dans votre quotidien, laissant échapper, entre arpèges scintillants et orgue caressant, un romantisme au charme désuet.

De clins d’œil à l’accent brésilien d’Os Mutantes (le titre Minha Menina et sa légèreté psychédélique) en accolades à la pop ligne claire britannique du début des années 80 (Felt, bien sûr, l’école écossaise du label Postcard) sur nombre de ritournelles immaculées, le tandem signe de ces chansons qui font accélérer les battements du cœur, à l’instar des mélodies virevoltantes d’Hungry A Long Time ou Without A Thing To Doubt, des courbes lascives de Girlfriend ou des embruns nostalgiques de That Summer Ago. En douze titres élégants, Donovan Blanc s’amuse à suspendre le temps. Profitons-en.

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Great pop moments I lived – part 1

 felt  crépuscule  moose  Memoryhouse 
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