JAMC, the John Moore era
(Source: drkshdw)
The perfect mix by The Dum Dum Girls

Jesus And Mary Chain, “all the essential ingredients for success”
Just like honey…
The Jesus and Mary Chain / Pyschocandy
En 2002, The Jesus And Mary Chain sortaient la compilation 21 Singles – ce qui m’inspirait ces quelques lignes …
En 1984, lorsqu’ils déboulent sur le devant de la scène, c’est le règne (presque) sans partage d’une variété indigeste et de vidéos boursouflées. Dans l’ombre, certains se sont certes organisés. Mais personne n’a encore osé pousser le coup de gueule qui va ébranler les fondements d’une industrie ronronnante, trop heureuse d’avoir survécu à la secousse tellurique du punk. Paru sur un Creation Records à peine balbutiant, Upside Down, le premier single de ces Écossais au teint laiteux et en habits noirs, ne ressemblent à rien de connu. Ou, plutôt, conjuguent comme par miracle (normal, avec un tel nom) les esprits de ceux qui avaient bousculé en leur temps repères, normes et autres habitudes : le Velvet Underground de White Light White Heat, les Stooges de 1969, le Pink Floyd de Piper At The Gates Of Dawn. Cette déflagration sonore – un mur de larsens soutenu par une rythmique brinquebalante – enrobée d’une mélodie parfaite ne pouvait être que l’œuvre de types ayant compris que le rock se devait d’être urgent, dangereux, dérangeant, surprenant.
Surprenant, ce groupe va savoir l’être, en sortant assez vite de sa poche de veste en cuir élimé des ballades poisseuses (Just Like Honey, Some Candy Talking), conjuguant les Beach Boys au chevet des Sex Pistols et surtout, en opérant une volte-face dès son deuxième album, Darklands, après le succès d’un premier LP intouchable, Psychocandy. Au lieu d’appliquer une formule, Jesus & Mary Chain adoucissent le ton et offre des hymnes pop encore intouchables aujourd’hui, que ce soit April Skies ou Happy When It Rains. Malheureusement, comme tant d’autres, ils vont se laisser happer par ce maudit rêve américain et tenter de conquérir cette terre promise où tout a commencé. Ils mettent trop d’eau dans leur vin de messe, même si quelques éclairs (Head On sur l’album Automatic, Reverence sur le parodique Honey’s Dead) laissent à penser que les frères Reid ont encore des choses à dire.
D’ailleurs, ils auraient dû obtenir leur rédemption par la grâce d’un disque qu’ils avaient imaginé à l’origine entièrement dédié à l’acoustique, Stoned & Dethroned, et sur lequel se trouve sans doute l’un des plus beaux hommages au tandem Lee Hazlewood et Nancy Sinatra, Sometimes Always, où intervient la divine Hope Sandoval. Et ils auraient sans doute dû jeter l’éponge. Plutôt que de se lancer à la poursuite d’une innocence perdue, parfaitement symbolisée par un retour au bercail Creation et recréée de toutes pièces dans des titres dispensables, tels I Hate Rock’N’Roll ou Cracking Up. Qu’importe… Car rarement un groupe aura su incarner à ce point l’essence même du rock, n’aura donné le vertige, aura su provoquer répulsion et/ou adoration. Pour ça, et tout le reste, malgré ses quelques ratés, 21 Singles est le genre de compilation dont on conseillera l’achat, en particulier à ceux qui, trop jeunes pour avoir connu ce grand frisson, pourraient ainsi comprendre le fossé qui existe entre un groupe majeur et les formations mineures d’aujourd’hui.
The Jesus and Mary Chain / Ambulance Station 1984
Reblogged from jamcofficial
JAMC alan mcgee creation records Bobby Gillespie jim reid douglas hart
15 notes
Jesus And Mary Chain joue In A Hole
Ça m’est revenu tout à coup : il y a vingt-six ans, à peu près à la même heure, je sortais du concert de Jesus And Mary Chain aux Bains-Douches …
The Jesus and Mary Chain “Happy When It Rains” Demo

