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JAMC, the John Moore era

JAMC, the John Moore era

(Source: drkshdw)

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 jesus and mary chain  JAMC  john moore  reid brothers 
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Jesus & Mary Chain chantent April Skies

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Le retour de John Moore

John Moore, avec revolution 9  1994

La nouvelle qui a émoustillé cette semaine la toile – de ce côté-ci du Puy-de-Dôme au moins –, c’est le retour de Jesus & Mary Chain. Nous sommes d’accord : ce n’est pas la première fois que les frères Reid nous font le coup. Mais cette fois, ils ont rappelé John Moore à leur côté … 

JOHN MOORE, c’est lui qui a remplacé (numériquement parlant) Bobby Gillespie au sein de Jesus & Mary Chain. Vers 1986. Numériquement. Car si le garçon alors à peine majeur et au look adéquat – cheveux hirsutes, cuirs noirs sur les épaules, jeans idoines sur les guiboles – faisait le mariole derrière une batterie riquiqui dans les vidéos, il était en fait guitariste sur scène. Comme à l’Élysée-Montmartre - l’ancien Élysée, quand la scène faisait face aux portes d’entrée -, le soir où Jim Reid a tenté d’écrabouiller la gueule d’un fan envahissant à coups de pied de micro. De batteur, d’ailleurs, il n’y en avait point : c’était une boite à rythmes.

Donc, John était là stoïque, nonchalant et génialement cool. Tellement cool qu’il s’est dit qu’il n’avait pas besoin des deux frérots écossais pour vivre ses fantasmes. Ses fantasmes ?  En gros, les mêmes que les ados de l’époque épris de musique dite rock : le Velvet avec John Cale, Andy Warhol, le Chelsea Hotel, Lester Bangs, le psychédélisme, la dope, et un gros etc.

Pour un pont d’or, John a signé chez Polydor et former son projet : John Moore & The Expressways. Une sorte de succédané des Mary Chain qui rappelait plus, de fait, l’expat’ punk Billy Idol. Un peu comme Mickey Rourke (nous reviendrons un jour sur l’importance du film Rumble Fish sur la musique indie d’hier et d’avant hier), l’homme a cramé la vie par les deux bouts (la boxe en moins), cumulé les bides et disparu.

Je l’ai revu bien plus tard. En 1995. Dans une ruelle de Madrid. Il jouait ce soir-là dans un club où je me rendais, le Maravillas, avec son nouveau projet Revolution 9. Derrière ce nom bidon (JAMAIS, on ne choisit une putain de chanson des Beatles pour nommer son putain de groupe), John ne rigolait pas : chansons dénudées sur lesquelles planaient les ombres tutélaires de Leonard Cohen, de Lou Reed (le Lou d’avant le mullet et les binocles en férailles) et d’autres compositeurs dangereux.

À l’époque, John avait trouvé cette phrase géniale pour décrire le premier et unique album du trio, You Might As Well Live "Easy listening for difficult people".  Bien sûr, tout le monde s’en est tapé (de la phrase et de l’album), sauf les Espagnols (Revolution 9 fut signé sur Acuarela et de la première édition du FIB) et Magic RPM (cf. le sommaire du #2 de la revue pop moderne).

Mais une fois n’est pas coutume, l’histoire s’est bien finie. Devenu importateur officiel de l’Absinthe en Grande-Bretagne (il faisait venir le nectar de pays de l’est, où la boisson est encore légale), avec un succès certain (ah, ce stand monté par l’homme lui-même lors d’un concert … “de retour” des Mary Chain dans le minuscule pub Water Rats à Londres, en 1998), il croise la route de l’atrabilaire leader de The Auteurs, Luke Haines, et de la belle Sarah Nixey (sa future ex-femme) pour fonder les séminaux Black Box Recorder.

Drôle, cultivé, généreux, avec un style et plume d’acier, JOHN MOORE aurait dû être le héros de toute une génération. A la fois conteur facétieux et songwriter de génie, il n’a heureusement pas fini ses exactions.

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Black Box Recorder chantent England Made Me

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